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26 novembre 2010 06h00 |Article publié dans Sud-Ouest Par Jean-Luc Eluard |
Le Garage Lézarts fête ses cinq ans ce week-end. L'occasion de voir ce qu'il a sous le capot. .
Il y a comme ça des lieux aussi précieux que discrets et le Garage Lézarts en fait partie. Comme son nom l'indique, c'est à l'origine un garage, posé en bord de route à Lestiac-sur-Garonne, et repris voici cinq ans par six compagnies de spectacle vivant. Un peu à l'arrache, en autogestion, histoire d'avoir avant tout « une fabrique professionnelle, un lieu fonctionnel en tant qu'outil de travail ».
Pas d'aides, de la volontéEt qui fonctionne depuis avec les à-coups classiques du genre, entre volonté d'aller de l'avant et difficultés de s'en sortir sans subventions, juste à l'énergie de ceux qui l'occupent, s'en servent pour bricoler leurs décors, travailler leurs spectacles, entreposer leur matériel. Une bonne volonté qui ne suffit pas toujours pour trouver le temps d'organiser « ce grand bazar », l'argent nécessaire pour le développer et le mettre aux normes. De fait, les méritoires tentatives pour l'ouvrir au public se sont peu à peu heurtées à des interdictions administratives pour raison « de sécurité » comme il en va pour tous les lieux qui sortent de l'ordinaire du spectacle quotidien.
Mais en cinq ans d'existence, le turbulent bébé s'est un peu posé et, à l'occasion d'un DLA (Dispositif Local d'Accompagnement), a tout remis à plat en matière de gestion et d'organisation, afin de se pérenniser et de se développer. Un tournant dans la philosophie originelle, même s'il s'agit toujours de servir de lieu de bouillonnement culturel et pratique pour la quinzaine de structures qu'il héberge.
Et l'anniversaire qui se profile ce dimanche est tout à la fois l'occasion de marquer le coup et de dire adieu à l'une des structures fondatrices de l'endroit, les Rageous Gratoons. Le groupe a décidé de se séparer après plus de 15 ans de route et offre samedi son dernier concert dans la région. Mais les trois jours de fête seront un reflet du Garage, dynamiques et pêle-mêle, mélangeant sous chapiteau la Cie Mohein (trad français et balkanique), la Cie Nomad (arts de la rue), Manguidem Taftaf (fanfare) où les vidéastes fous du Ratelier ou Le Projectionneur et ses mythiques films à la gloire des Playmobil. Bref, un autre joyeux foutoir pour repartir à l'assaut des prochaines années.
Ce soir (à partir de 19 heures, prix libre), demain (à partir de 20 heures, 8 €) et dimanche (à partir de 14 heures, 3 €) à Lestiac-sur-Garonne. 05 56 72 04 19 ou www.caboulot.biz/lezarts/festival
